Originale, cette enquête de l’institut Médiascopie sur la perception de la communication par les Français !
Et intéressante, au moins autant par ses résultats que par la méthodologie employée.Pour mener cette étude, Médiascopie s’est en effet basé sur le vocabulaire de la communication :
• “affichage”, “slogan”, “spots TV”, “publicités journaux et magazines”…
• … mais aussi “petites annonces”, “phoning”, “sponsoring sportif”, “mécénat »…
• … ou encore “buzz”, “publicité virale”, “facebook”, “e-publicité”…
… autant de termes évocateurs de la sphère marketing/pub/com, que je ne vais pas tous vous citer car ils ne sont pas moins de 150 à avoir été utilisés !
Ces 150 mots et expressions ont été soumis à un échantillon de 300 personnes, avec pour consigne de les classer tous de 1 à 10 sur 2 échelles :
• passé-futur : « Moins vous pensez que ce mot sera présent dans le futur/Plus vous pensez que ce mot sera présent dans le futur »,
• j’aime/j’aime pas : « Moins ce mot évoque pour vous quelque chose de positif/Plus ce mot évoque pour vous quelque chose de positif ».
Le résultat, un mapping en 9 nuages : La com qu’on aime, La com qu’on aime moins, Les supports du passé, Les supports d’avenir, La com classique, La com utile, La com au service du consommateur, La com interactive et Les valeurs à préserver.
Bon, je vous épargne l’exégèse de cette étude en long, en large et en travers – et pourtant ce n’est pas l’envie qui m’en manque, car on y découvre des choses fort instructives. Allez plutôt jeter un œil sur la synthèse de Denis Muzet, président de Médiascopie, ainsi que sur l’article paru dans Stratégies n° 1584 « Le Français et les mots de la communication », qui en parlent bien mieux que je ne l’aurais fait.
Je me contenterai simplement de 2 remarques perso :
• sur l’échelle passé/futur, avec seulement 2 mots notés au-dessous de 5, aucun support n’est vraiment relégué aux oubliettes : sur le plan de la variété des outils, la com a de beaux jours devant elle ;
• sur l’échelle j’aime/j’aime pas, la tendance est au rejet de l’invasif et de la manipulation : au-dessous de 4, on retrouve en vrac “SMS publicitaires”, “infos commerciales géolocalisées”, “pub virale”, “phoning”, “lobbying”… bref, les Français n’acceptent pas plus d’être pris pour des c… imbéciles que de se laisser envahir. Rassurant !
Pour finir sur un clin d’œil, petit survol des 4 pôles du mapping, lesquels parlent d’eux-mêmes :
• le passé qu’on aime : “catalogues”.
Aujourd’hui on feuillette moins, on surfe… mais on continue d’avoir une certaine tendresse pour La Redoute ou la Vitrine Magique !
• le passé qu’on aime moins : “prospectus”.
Has been, les pubs non adressées ? En tout cas, nous sommes de plus en plus nombreux à apposer un Stop Pub sur nos boîtes aux lettres…
• le futur qu’on aime moins : “spams”.
Ça se passe de commentaires !
• le futur qu’on aime : “Internet”.
Ça vous étonne ?
Etude Médiascopie pour le compte de l’AACC et de la SNCF.
Enquête réalisée du 10 au 15 mars 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 300 Français.
Le mapping est téléchargeable sur l’article de Stratégies cité plus haut.
Illustration : Stock Xchng/Ivan Prole








Super article ! Les résultats ne sont pas si étonnants (spams et prospectus c’est pas si différents, c’juste pas l’même support en fait…).
J’aime bien la partie qui dit qu’il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles !
C’est p’tet un peu trop utopie 2.0 mais je pense qu’avec une certaine multiplication des moyens de s’informer il y a un peu moins de prise à la “manipulation” et que la transparence passe beaucoup mieux (j’mets de côté tout c’qui est com’ politique, mise à l’agenda and co par contre…)