Profession Rédactrice
Le blog d'Anne de Rozières, CR freelanceArchive pour Ethique et compagnie
Un peu fort de café…
Saga Nespresso, suite…
Vous connaissez peut-être (ou pas) mon goût pour les crus de café du beau George, ainsi que mes efforts méritoires pour réduire l’empreinte écologique de mes dosettes quotidiennes.
Or hier, pendant l’une de mes balades sur Twitter, voilà sur quoi je tombe dans le Twitpic de Versac : Lire la suite »
Com’ responsable : suivez l’UJJEF
Communication et Développement durable sont-ils faits pour s’entendre ?
Comment (bien) faire son métier de communicant de façon éthique et responsable ?
Ça fait un sacré bout de temps que je me pose la question, un peu toute seule dans mon coin, à vrai dire…
Parce que c’est vrai, il faut le reconnaître, jusqu’à des temps encore récents, le secteur de la com ne s’est guère remué pour s’engager de façon notable et officielle dans la prise en compte des problématiques environnementales et sociales.
Et à ma petite échelle de freelance esseulée, je me suis souvent demandé comment faire avancer le schmilblic, comment faire bouger les choses, comment refuser certaines pratiques, et puis comment savoir qui, dans mon secteur d’activité, partage mes convictions !
Aussi, je me réjouis sincèrement quand au hasard de mes pérégrinations sur le Net ou la presse pro, j’apprends une nouvelle initiative et quand je constate qu’enfin les communicants s’y mettent. Ouf, on se sent de moins en moins seul !
Tout ceci pour vous dire que cette semaine, c’était la newsletter mensuelle de l’UJJEF qui tombait dans ma boîte mail. J’y ai trouvé de sympathiques nouvelles : la création d’un Comité communication responsable, le lancement d’un site, DDCOM (pour Développement Durable et Communication) et la publication d’un cahier de prospective dont, à la réflexion, il me semble bien qu’Isabelle nous a parlé il y a quelques semaines… 
Ne reste plus maintenant qu’à potasser tout ça, dont le contenu me semble très riche et bourré d’idées – trop dense, en tout cas, pour que j’aie eu le temps d’en lire suffisamment pour pouvoir vous en parler de façon valable. Mais ça valait tout de même la peine de vous signaler l’initiative !
Petit café et bonne conscience
Dans un de ses précédents billets, Dominique – du blog du freelance – nous a demandé à quoi nous carburions, nous autres solos : thé ? café ? soda ? eau minérale ?…
J’ai répondu que pour ma part, en plus de mon litre et demi d’Earl Grey quotidien, pas de bonne matinée sans une ou deux tasses de Nespresso.
So, what else, allez-vous me demander ? (Bon, OK, je sais, elle est facile, mais je n’ai pas pu résister !
)
So what, donc ? Eh ben voilà… en bonne citoyenne soucieuse de l’environnement, jusqu’à présent je ne me sentais pas très très à l’aise avec toutes ces capsules qui partent dans la nature après usage…
Que je sois « prisonnière » d’un circuit captif (la machine Nespresso n’accepte que les dosettes Nespresso), ça m’est égal : j’aime leurs crus de cafés, point barre, j’assume.
Que ces dosettes coûtent la peau des f… très cher, ça m’ennuie un peu plus, mais bon…
Mais que mes deux capsules quotidiennes (voire trois les jours de surchauffe) contribuent à la pollution de la planète, ça me titille quand même un peu moralement.
Je ne pense pas être la seule dans ce cas… Aussi, aux freelances Nespressiens qui me liraient, je donne 3 trucs pour pouvoir continuer à boire du bon café tout en restant cohérents avec leurs convictions :
- le recyclage maison : armez-vous d’un peu de patience, d’une feuille de papier journal et d’un couteau pointu, ouvrez les dosettes, jetez le marc au composteur si vous en avez un (à défaut, vos plantes vertes seront contentes) et les capsules en alu dans la poubelle de recyclage ; c’est ce que je fais jusqu’à présent et promis juré, ça n’est pas trop chronophage une fois qu’on a pris le coup de main ;
- le recyclage Nespresso : vous le saviez peut-être déjà, on peut rapporter ses dosettes usagées dans les boutiques et dans un certain nombre de points de collecte agréés (liste interactive sur le site), ce qui est une bonne chose car avec seulement une vingtaine de points de vente Nespresso en France, bonjour le bilan carbone (et la perte de temps) s’il faut parcourir des kilomètres jusqu’à la boutique la plus proche… Nespresso a cru bon de proposer à la vente un collecteur « design » pour stocker élégamment ses dosettes usagées, mais à 20 € pièce… faudrait peut-être pas pousser, quand même !
- les nouvelles dosettes Casino : ça, c’est la bonne nouvelle de ces dernières semaines ! Je viens d’apprendre qu’à partir de début mai, on trouvera chez Casino, Monoprix et Leader Price des dosettes compatibles Nespresso, 20 % moins chères paraît-il, et… entièrement biodégradables en 6 mois ! Youpi, je vais quand même gagner un peu de temps à les balancer telles quelles dans mon composteur, et mon porte-monnaie en frétille déjà d’aise. Reste à savoir si les crus proposés seront aussi goûteux… J’attends de voir !
Bon, contrairement aux apparences, ceci n’est pas un billet sponsorisé, et je n’ai pas reçu le moindre peso de Nespresso ou de Casino… Prenez-le pour ce qu’il vaut : un bon tuyau pour solos écolos ! ;)







