Anne de Rozières "Profession Rédactrice"

Rédaction, conception, conseil éditorial, formation en orthographe

Un peu fort de café…

Saga Nespresso, suite…

Vous connaissez peut-être (ou pas) mon goût pour les crus de café du beau George, ainsi que mes efforts méritoires pour réduire l’empreinte écologique de mes dosettes quotidiennes.

Or hier, pendant l’une de mes balades sur Twitter, voilà sur quoi je tombe dans le Twitpic de Versac :

Ben voyons. Comme c’est commode. Lancer un produit bien polluant, s’arranger pour qu’il pollue moins, puis s’autodécerner la palme de la responsabilité environnementale en faisant croire que ledit produit est intrinsèquement écolo, ça porte un nom, ça, ma brave dame : ça s’appelle du greenwashing.

Alors oui, il est louable – quoiqu’indispensable – de la part de Nespresso d’avoir mis en place une procédure de recyclage de ses déchets.

Mais de là à poser comme un acte responsable le simple fait de préférer leurs dosettes à d’autres marques, faudrait p’têt pas pousser mémé dans la cafetière…

Non, les dosettes Nespresso n’ont jamais été et ne seront jamais, par nature, un produit respectueux de l’environnement.

Et si responsabilité il y a, elle réside non pas dans le fait d’en boire, mais dans celui de limiter les dégâts après ; évidemment, c’est moins glorieux…

Bon, au final, c’est au consommateur de savoir ce qu’il a à faire :
– rapporter ses dosettes usagées en boutique,
les recycler maison,
– ou finalement choisir de ne plus en boire du tout.

Reste à espérer que les futures dosettes Casino seront aussi savoureuses… comme ça, ce sera moins difficile de boycotter les dosettes Nespresso !

Photo : Stock Xchng/Ali Farid

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9 commentaires»

  Oli Sixpack wrote @

Un article qui résume au fond pas mal de contradictions et pas que pour le café…

Des contradictions qui bien des gens :
savourer ET respecter – refuser ET se priver – penser à sa pomme ET partager – rester lucide sans se pourrir l’existence – avoir confiance sans se faire enfler…

Pour vivre heureux, faudrait-il vivre fauchés ? Et passer de la culpabilité à la frustration ?

Je culpabilise donc je suis… Et je te suis sur ce point.

  Thierry wrote @

Les patrons de George pensent d’abord à leur porte-monnaie, c’est vrai!

Il n’en reste pas moins vrai qu’ils sont à l’origine d’une vraie innovation, en rupture totale avec le passé : le pot de café qu’on prépare pour tout le monde laisse place à un café bien chaud, plaisir partagé avec d’autres ou individuel (la dosette, pour soi tout seul).

En plus, je trouve ça en plus innovant sur le plan de l’hygiène. Hum… à condition que les tasses soient propres et la machine entretenue.

  laurence wrote @

En fait, en lisant ce papier Anne, sur les dosettes, je me dis que la vie devient vraiment plus compliquée.
Il faut prendre le train en marche sous peine d’être taxé d’arriéré ou de rétrograde, et quand on adopte un mode de vie dans l’air du temps, les dosettes en sont un exemple flagrant, on nous culpabilise sur ce mode de vie là. Je suis bien du même avis qu’Oli et Thierry, des actes simples de la vie quotidienne, comme boire un café, deviennent de vraies prises de tête !

A moi je préfère le pot de café ou la théière, y’a rien à faire… au fait ça existe les dosettes de thé ?

  Anne de Rozières wrote @

@ Oli : d’abord, bienvenue sur ce blog ! C’est vrai, c’est la peste ou le choléra : frustrés ou coupables… Mais je me dis que peut-être, en faisant les choses en conscience, on peut trouver le juste milieu et arriver à concilier plaisir et responsabilité, non ? Par exemple, pour le café en dosettes, en n’y renonçant pas mais en les dépiautant pour les recycler… 😉
@ Thierry : c’est une vraie innovation, c’est vrai… Pratique et rapide, l’idéal quand on bosse, il faut bien le reconnaître.
@ Laurence : autant je reste une inconditionnelle de la théière (je ne sais même pas s’il existe des dosettes de thé), autant je n’aime pas trop le goût du café de la cafetière.
@ tous les 3 : si j’aime ces cafés, c’est surtout parce qu’ils sont magnifiquement bons !!! Avant Nespresso je n’aimais pas le café. Simplement, ça me fout en pétard, une telle mauvaise foi… 😦

  nv wrote @

Si tu aimes le bon café, je te conseille l’investissement dans une vraie machine à expresso, et un moulin. Tu fabriqueras moins de déchets (aucun emballage de dosette, moins de packaging…), et le nespresso t’apparaitra fade à côté d’un vrai moka sidamo fraichement moulu et bien passé dans la machine.

Nespresso n’a rien inventé, si ce n’est la dépense publicitaire massive (et bien foutue) pour faire adopter massivement un concept extrèmement dommageable pour l’environnement.

L’impression remplie d’encre noire d’une immense campagne de pub en presse papier pour vanter sa responsabilité n’en est que plus choquante.

  Anne de Rozières wrote @

Oooh, un nouveau visiteur ! Bonsoir nv (euh… je peux t’appeler par ton vrai prénom ou on s’en tient à tes initiales ? 😉 )
Evidemment, tu as raison ! Mais je ne sais pas si j’aime le café au point de prendre le temps de moudre du café pour faire du vrai expresso dans une vraie machine.
Tu me diras, je dépiaute bien mes dosettes…
Bon, j’y réfléchirai !
Merci de ton passage, reviens quand tu veux !

  nv wrote @

De retour un peu plus tard, merci pour le mot de bienvenue. Le nv en question est l’auteur du tweet qui a initié ce billet.

Pour le temps, ils est assez nul, en fait. Moudre du café dans un moulin ne prend que quelques secondes, et ça crée peu de désagréments (un peu de bruit), ça sent bon, très très bon, en plus.

Et l’investissement dans un bon moulin, de l’ordre de 150€, est vite amorti par l’économie réalisée sur les dosettes (de l’ordre de quelques centimes par café, ça prend moins d’un an, avec une qualité, des arômes qui n’ont rien à voir).

J’ai fait pas mal de tests à l’aveugle. Entre un café fraichement moulu et un nespress*, les gens font une différence très nette : le café du beau George apparait fade, un peu métallique, sans longueur en bouche.

Je ne parle évidemment pas du bilan écologique de la chose. Ca va de soi.

  Anne de Rozières wrote @

Merci de toutes ces précisions !
D’ici à ce que je me laisse convaincre, ya peut-être pas loin… ça m’a surtout fait tilt quand tu parles du parfum du café (petite madeleine de petite enfance : l’odeur de la brûlerie de la rue Contrescarpe, à Nantes… mmmh).
Quand je me déciderai à investir, je te ferai signe pour que tu me conseilles sur la machine, sur le moulin et sur les cafés ! 😉

  Dominique wrote @

@Anne en parlant d’odeur de brûlerie, j’en avais une aussi, dans le 17e à Paris, rue des épinettes, à côté de l’école où j’allais. Et chaque fois qu’il pleuvait, ou allait pleuvoir, ça sentait bon le café dans le quartier… OK, ça n’a rien à voir avec le débat en cours, mais bon… Sinon, côté café, j’en suis un gros buveur. Perso, j’achète mes cafés chez Starbucks, qui, une fois moulus, terminent dans une machine à piston qui fait, quand même, du meilleur café que les dosettes je trouve…


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